Premièrement, nous commençons à définir les concepts « Environnement et
écologie ».
Conventionnellement, l’environnement est tout
ce qui nous entoure, tout ce à quoi nous sommes liés directement ou
indirectement, tout ce à quoi notre vie est rattachée et tout ce de quoi elle
dépend. Autrement dit, l’environnement, c’est la planète toute entière plus une
fine enveloppe de vie dite biosphère, plus l’espace qui nous entoure et agit
sur nous.[1]
L’environnement est compris également
comme « le milieu global au contact duquel sont affrontées les collectivités
humaines et avec lequel elles se trouvent placées dans une situation de
rapports dialectiques et de réactions réciproques, qui mettent en jeu tous les
éléments du milieu ».[2]
D’après R. Reding, « l’écologie
trouve son origine étymologique dans le mot grec oikos qui signifie, habitat.
C’est donc la science de l’habitat, de la biosphère, c’est-à-dire de cette
partie de notre planète où s’épanouit la vie ».Il est admis d’appeler
l’ensemble de tous ces organismes vivants, l’homme y compris, la matière
vivante de notre planète.[3] Ecologie et environnement peuvent être les considères
comme deux concepts qui renvoient à une même réalité. « Sa signification
(écologie) dit R. Reding est vaste et s’étend à tout notre environnement, de
l’atmosphère à l’écorce terrestre : eau, agriculture, monde animal et
végétal, et particulièrement aux systèmes d’équilibre qui assument le maintient
des conditions indispensables à la sauvegarde de la vie. Elle a donc pour objet
les rapports des êtres vivants avec leur
milieu naturel »[4] . En ce sens
l’environnement se décrit comme ensemble des éléments naturels et culturels
dans lesquels les êtres vivants se trouvent.
Avant d’arriver aux problèmes environnementaux
humanitaire proprement dit, il nous indispensable de parler de l’écosystème.
Quand à K.ANANITCHEV, un écosystème « est l’ensemble sur une étendue
donnée de l’écorce terrestre des composants vivants et non vivants de la nature
dans leur interdépendance. L’étendue en question peut être variable, allant
d’une souche avec tous les êtres vivants qui s’y trouvent (micro écosystème) à
un océan (macro écosystème). La biosphère est l’écosystème total de la
terre. Le développement de l’écosystème
naturel obéit aux lois de l’évolution,
ou bien aux lois des influences
cosmiques. Ainsi, les écosystèmes sont aussi bien les rapports entre les
organismes vivants que les conditions de l’environnement. Chaque écosystème
naturel est un système fermé et
équilibré. L’écosystème artificiel, c’est
l’ensemble des organismes et des
plantes vivant dans des conditions que l’homme a créées par son travail et sa pensée.[5]
Après avoir brossé en quelques lignes
les significations de ces différents concepts, revenons à la question cruciale
qui consiste à savoir comment l’homme
transforme le monde et arrive à la menace de sa vie.
·
Le problème environnemental
humanitaire comme concept de base
Le « Problème Environnemental humanitaire»
est défini de différentes manières par plusieurs auteurs et /ou
chercheurs, cependant nous n’avons retenu que cette définition :
La vie sur la Terre s’identifie en
effet à l’ensemble des organismes dont la complémentarité permet la circulation
des substances nécessaires dans les différents contextes naturels. Les
différents organismes forment les uns avec les autres et avec l’environnement une sorte d’unité ou
plus exactement un système, dont les constituants se présentent comme des
communautés d’organismes adaptés aux différentes conditions de l’existence.
Pour K.ANANITCHEV, « les
problèmes environnementaux
humanitaires » viennent de
ce que le travail a fait de l’homme un puissant transformateur de la nature
dont l’action devance par sa rapidité les rythmes d’évolution naturelle de la
biosphère. Tout en agissant de concert avec la nature, néanmoins l’homme a
déréglé, dans nombre de cas, des mécanismes essentiels de l’évolution de la
biosphère, essentiels y compris pour l’existence de l’humanité elle-même.[6] C’est sans doute là le fond du problème de
l’environnement tel qu’il se pose aujourd’hui.
La civilisation humaine, tout au long
de son développement, reposait sur l’idée naïve et optimiste que les richesses
naturelles étaient pratiquement inépuisables et que l’homme était le « maitre suprême de la nature »
puisque situé en dehors d’elle. En outre, la rentabilité économique représenta
pendant longtemps le critère majeur du progrès de la production, le problème
des « déchets » demeurant totalement négligé. [7]
Des sacs en plastique accrochés aux
cactus du désert, l’amoncellement de déchets
industriels et domestiques ; des pollutions locales d’une source,
d’une nappe phréatique, d’une rivière à
la destruction par les chlorofluorocarbones de l’ozone de la haute
atmosphère ; de l’accumulation de produits toxiques et de métaux lourds,
dans les fleuves et les océans, installation des sites radioactifs des forêts
portent de plus en plus gravement atteinte à l’environnement, jusqu’à menacer
les conditions même qui y ont rendu possible la vie. Consommation, production,
logement, transports et déplacements : chacune des activités humaines
contribue, la pression de la misère, engrenages des guerres. C’est-à-dire que les problèmes sont à
plusieurs dimensions et à sources
multiples. [8]
[1]
K.ANANITCHEV, l’Environnement :
aspects internationaux, Editions du Progrès Moscou, U.R.SS., 1975, P.9
[2]
P.JORGE, cite par D. JACQUEMIN, écologie, éthique et création de la mode verte
à l’éthique, Fides, Montréal, 1994, P.
39
[3] K. ANANITCHEN, op. cit. , p.
9
[5] Id. , p. 16
[6] K.ANANITCHEV, op. cit. , P. 4
[7] Ibid, p. 4
[8]
Michel, Calliope BEAUD, Mohamed
LARBI BOUGUERRA, L’état de l’environnement dans le monde, La découverte, Paris,
1993, P. 21

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