lundi 28 septembre 2015

Origine du probleme



Premièrement,  nous commençons  à définir les concepts « Environnement et écologie ».  

 Conventionnellement, l’environnement est tout ce qui nous entoure, tout ce à quoi nous sommes liés directement ou indirectement, tout ce à quoi notre vie est rattachée et tout ce de quoi elle dépend. Autrement dit, l’environnement, c’est la planète toute entière plus une fine enveloppe de vie dite biosphère, plus l’espace qui nous entoure et agit sur nous.[1]
L’environnement est compris également comme « le milieu global au contact duquel sont affrontées les collectivités humaines et avec lequel elles se trouvent placées dans une situation de rapports dialectiques et de réactions réciproques, qui mettent en jeu tous les éléments du milieu ».[2]
D’après R. Reding, « l’écologie trouve son origine étymologique dans le mot grec oikos qui signifie, habitat. C’est donc la science de l’habitat, de la biosphère, c’est-à-dire de cette partie de notre planète où s’épanouit la vie ».Il est admis d’appeler l’ensemble de tous ces organismes vivants, l’homme y compris, la matière vivante de notre planète.[3]  Ecologie et environnement peuvent être les considères comme deux concepts qui renvoient à une même réalité. « Sa signification (écologie) dit R. Reding est vaste et s’étend à tout notre environnement, de l’atmosphère à l’écorce terrestre : eau, agriculture, monde animal et végétal, et particulièrement aux systèmes d’équilibre qui assument le maintient des conditions indispensables à la sauvegarde de la vie. Elle a donc pour objet les rapports des êtres  vivants avec leur milieu naturel »[4] . En ce sens l’environnement se décrit comme ensemble des éléments naturels et culturels dans lesquels les êtres vivants se trouvent.
Avant  d’arriver aux problèmes environnementaux humanitaire proprement dit, il nous indispensable de parler de l’écosystème. Quand à K.ANANITCHEV, un écosystème «  est l’ensemble sur une étendue donnée de l’écorce terrestre des composants vivants et non vivants de la nature dans leur interdépendance. L’étendue en question peut être variable, allant d’une souche avec tous les êtres   vivants qui s’y trouvent (micro écosystème) à un océan (macro écosystème). La biosphère est l’écosystème total de la terre.  Le développement de l’écosystème naturel  obéit aux lois de l’évolution, ou bien aux lois des influences  cosmiques. Ainsi, les écosystèmes sont aussi bien les rapports entre les organismes vivants que les conditions de l’environnement. Chaque écosystème naturel  est un système fermé et équilibré. L’écosystème artificiel, c’est  l’ensemble des organismes  et des plantes vivant dans des conditions que l’homme a créées  par son travail et sa pensée.[5]
Après avoir brossé en quelques lignes les significations de ces différents concepts, revenons à la question cruciale qui consiste  à savoir comment l’homme transforme le monde et arrive à la menace de sa vie.
·        Le problème environnemental humanitaire comme concept de base
Le « Problème Environnemental  humanitaire» est défini de différentes manières par plusieurs auteurs et /ou chercheurs, cependant nous n’avons retenu que cette définition :
La vie sur la Terre s’identifie en effet à l’ensemble des organismes dont la complémentarité permet la circulation des substances nécessaires dans les différents contextes naturels. Les différents organismes forment les uns avec les autres  et avec l’environnement une sorte d’unité ou plus exactement un système, dont les constituants se présentent comme des communautés d’organismes adaptés aux différentes conditions de l’existence.
Pour K.ANANITCHEV, «  les problèmes environnementaux  humanitaires » viennent  de ce que le travail a fait de l’homme un puissant transformateur de la nature dont l’action devance par sa rapidité les rythmes d’évolution naturelle de la biosphère. Tout en agissant de concert avec la nature, néanmoins l’homme a déréglé, dans nombre de cas, des mécanismes essentiels de l’évolution de la biosphère, essentiels y compris pour l’existence de l’humanité elle-même.[6]  C’est sans doute là le fond du problème de l’environnement tel qu’il se pose aujourd’hui.
La civilisation humaine, tout au long de son développement, reposait sur l’idée naïve et optimiste que les richesses naturelles étaient pratiquement inépuisables et que l’homme était  le « maitre suprême de la nature » puisque situé en dehors d’elle. En outre, la rentabilité économique représenta pendant longtemps le critère majeur du progrès de la production, le problème des « déchets » demeurant totalement négligé. [7]  
Des sacs en plastique accrochés aux cactus du désert, l’amoncellement de déchets  industriels et domestiques ; des pollutions locales d’une source, d’une nappe phréatique,  d’une rivière à la destruction par les chlorofluorocarbones de l’ozone de la haute atmosphère ; de l’accumulation de produits toxiques et de métaux lourds, dans les fleuves et les océans, installation des sites radioactifs des forêts portent de plus en plus gravement atteinte à l’environnement, jusqu’à menacer les conditions même qui y ont rendu possible la vie. Consommation, production, logement, transports et déplacements : chacune des activités humaines contribue, la pression de la misère, engrenages des guerres.  C’est-à-dire que les problèmes sont à plusieurs dimensions et à sources  multiples. [8]


[1] K.ANANITCHEV, l’Environnement : aspects internationaux, Editions du Progrès Moscou, U.R.SS., 1975, P.9
[2] P.JORGE, cite par D. JACQUEMIN, écologie, éthique et création de la mode verte à l’éthique, Fides,  Montréal, 1994, P. 39
[3] K. ANANITCHEN, op. cit. , p. 9
[4] R. REDING, Sauvé  Notre  planète, p.19 
[5] Id. , p. 16
[6] K.ANANITCHEV, op. cit. , P. 4
[7] Ibid, p. 4
[8] Michel, Calliope BEAUD,  Mohamed LARBI  BOUGUERRA, L’état de l’environnement dans le monde, La découverte, Paris, 1993, P. 21

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